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Un espace de liberté

Michel Sollberger Peinture Bande dessinée

Ma passion pour la peinture et la BD

J'ai toujours pratiqué la peinture, le dessin, la BD, la gravure, le vitrail et un peu la sculpture, presque comme une vocation, en tous les cas comme une activité vitale, essentielle. Très préoccupé de la fragilité de la création artistique, je puise quelquefois mon inspiration dans l' œuvre des grands maîtres, dont je tente de restituer un éclat, une lumière, un accent. Le travail de l'artiste est une entreprise très particulière, dans la solitude d'un atelier, pratiquement sans témoin. Lorsque le travail est terminé, il peut être exposé, et là sous le regards des visiteurs, il appartient désormais à chacun à se l'approprier, à le revisiter, peut-être même à le recréer. 

Depuis tout petit, je me suis passionné pour la BD. C'était surtout le journal Tintin, et de temps en temps, le journal de Spirou, deux hebdomadaires qui m'ont apporté pendant des années le bonheur, le rêve, l'évasion, la liberté. Lire des BD mais aussi en créer. Très tôt, à dix ans, à l'école, puis pour des concours de Tintin ou de Spirou. J'ai ensuite fait de la BD pour les enfants dans une démarche pédagogique. Je continue d'en faire aujourd'hui pour des publicités, des promotions. Mais la peinture reste ma grande passion.

Regards multiples

Comment une peinture, par exemple, se présente-t-elle à notre regard, à nos regards ? Où se porte d'abord notre oeil, et que lisons-nous, que retenons-nous ?

Dans toute peinture, ily a sûrement ce que nous voyons ou croyons, ce que nous sélectionnons. Il y a également nos connaissances vagues ou précises d'autres peintures, d'évenements, d'expériences personnelles, des couleurs, des musiques. Et ce que je ressens, ce que je vis aujourd'hui devant telle image, telle peinture, n'est sûrement pas ce que j'ai vécu hier ni ce que je vivrai demain. Il faut entrevoir la permanente mobilité s'une oeuvre, quelle qu'elle soit.

L'oeuvre vue à tel instant semble statique, mais elle peut bouger, s'aproffondir, se révéler quelque peu, dévoiler un peu de son mystère. Derrière chaque toile, il y en a d'autres, une multitude d'autres, anciennes ou encore à venir, cachées.

Le musée des Offices, à Florence, est l'un des plus beaux, des plus riches, des plus émouvants du monde. Il contient une oeuvre magistrale, la Vierge à l'Enfant soutenu par deux anges, de Fra Filippo Lippi. Peinture divine et délicieusement trouble, créee par un religieux sans vocation et artiste passionné. Cette oeuvre contient au dos le dessin d'une femme, invisible à l'admirateur, et pourtant tellement présente. Une femme cachée. Cette femme invisible, peut-être la devinons-nous lorsque nous contemplons un tableau.